CONCOURS DE POÉSIE 2018

Thème : LA VIEILLESSE

RESULTATS

PREMIER PRIX : LA VIEILLESSE POUR HORIZON

Auteur : Bruno FERRANT de Fouras-les-Bains

Sournoise et toujours aux aguets, prête à sévir,

 

Comme le prédateur à la recherche de sa proie,

 

Tapie au fond du bois, elle attend pour agir,

 

Et sans crier gare, elle surgit en rabat-joie

 

 

 

Adolescent, incrédule, on la trouve ringarde.

 

Sans aucune compassion et avec arrogance,

 

On lui voue du mépris, on se la joue gaillarde.

 

Est-ce de l’insolence ou plutôt de l’insouciance ?

 

 

 

Arrivé au summum de la maturité,

 

Une période où l’on se sent encore invincible,

 

Les indices du déclin n’ont pas encore frappé.

 

Tout laisse à penser qu’elle est ailleurs, invisible

 

 

 

C’est aux portes du quinqua qu’elle vient nous cueillir.

 

Patiemment, elle nous dessine nos premiers sillons.

 

Puis notre vue semble également s’affaiblir,

 

L’oreille n’est pas en reste, il faut se faire raison.

 

 

 

Alors, quand vient l’automne de la vie, tout avance.

 

Elle se fait pressante pour nous dire avec ses maux

 

Et ses douleurs, que l’on reçoit comme des souffrances,

 

Que bientôt, elle deviendra un très lourd fardeau.

 

 

 

Son panache clairsemé, ses cheveux argentés,

 

Témoignent du passé et du temps qui s’enfui.

 

Ce poivre et sel qui trahit le nombre des années,

 

S’affiche seul en tête des retraités épanouis.

 

 

 

Hypocrite, imprévisible elle nous tend ses mains

 

Puis nous enserre dans ses bras puissants et voraces

 

Avant de nous conduire au loin, sur les chemins

 

De nos souvenirs, là où la mémoire s’efface.

 

 

 

Comme un tourbillon qui par le fond nous aspire,

 

Elle nous ouvre les portes d’un monde sans allégresse

 

Qui vers d’autres lieux nous conduit et nous attire

Avec toujours comme seul horizon, la vieillesse

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N° 1 - LA VIEILLESSE POUR HORIZON - Brun
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DEUXIEME PRIX : VIEILLESSE AUX CHEVEUX GRIS

Auteur : Mireille SCHRANTZ des MATHES

 

La vieillesse a pour image les cheveux gris

 

Alors que ceux qui les portent nous ont appris

 

A avoir toujours en tête un optimisme aguerri

 

Quand l’âme et le cœur aux sentiments fleuris

 

Prédisent un avenir heureux aux amoureux épris.

 

 

 

La vieillesse a pour image un visage fripé, ridé.

 

Quoi de plus beau que d’admirer ce teint érodé,

 

Témoin d’aventures ou de liaisons débridées.

 

Chaque ridule atteste d’amours chambardés

 

Mais aussi de plaisirs aux plaintes fécondées.

 

 

 

La vieillesse a pour image une silhouette voutée

 

Justifiée par des efforts souvent arc-boutés

 

Mais honorant aussi le travail de qualité,

 

Réalisé pendant des années avec âpreté,

 

De bonne humeur et sans jamais douter.

 

 

 

La vieillesse a pour image une lenteur assumée.

 

Cette attitude au parfum de réflexions intimées,

 

Fait référence à la maturité toujours exprimée,

 

Et au choix de vie au sérieux programmé.

 

Nous ne pouvons que nous en enthousiasmer.

 

 

 

La vieillesse a pour image la perte de faculté.

 

Laissons aux médisants ce persiflage éhonté,

 

Car de nos jours la médecine assure notre santé,

 

A l’aide de praticiens compétents et consultés,

 

Pour atteindre le tonus et la forme exultée.

 

 

 

Enfin la vieillesse a l’image d’une grande sagesse

 

Qui nous permet de voir l’avenir avec hardiesse.

 

Aux petits enfants nous donnons nos caresses,

 

A nos enfants notre aide avec tendresse

 

Et à nous, tous les plaisirs que la vie nous adresse.

 

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N° 2 - VIEILLESSE AUX CHEVEUX GRIS - Mir
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TROISIEME PRIX : VIEILLESSE

AUTEUR : Michèle LEFEBVRE d'ARVERT

Mon enfant je t’en prie

 

Surtout ne m’en veux pas

 

S’il arrive que j’oublie

 

Certains des mots parfois

 

 

 

Les tiens à l’âge tendre

 

N’étaient pas toujours clairs

 

Mais juste les entendre

 

Berçait mon cœur de mère

 

 

 

Mes jambes me trahissent

 

Je titube, je vacille

 

S’il advient que je glisse

 

Soutiens-moi bien ma fille

 

 

 

Garde donc à l’esprit

 

Que pour tes premiers pas

 

Au début de ta vie

 

Tu as compté sur moi

 

 

 

Sais-tu cette patience

 

Que j’ai dû déployer

 

Du jour de ta naissance

 

A tes jeunes années

 

 

 

Mon ouïe s’affaiblit

 

Je n’entends plus très bien

 

Mais quand tu me souris

 

Et que tu prends ma main

 

Les mots sont inutiles…

 

Je sais que tu es là…

 

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N° 3 - VIEILLESSE - Michèle LEFEBVRE.pdf
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CLASSE QUATRIEME - LA ROSE ET LA BÛCHE

AUTEUR : Marie-France MIGEON

de SAINT-PIERRE D'OLERON

 

-        Dis Mamie, c’est quoi la vieillesse ?

 

-        Oh tu sais c’est quelque chose qu’il faut aborder avec tendresse, assieds-toi, je vais t’expliquer.

 

-        Vois-tu, c’est comme un très long voyage qui commence toujours au printemps lorsque la première rose ouvre son cœur, et se termine en hiver au coin du feu lorsque la dernière bûche s’éteint.

 

 

-        Mais alors mamie, elle va avoir froid la vieillesse ?

 

 

-        Mais non ma chérie, car son cœur est plein d’amour.

 

Regarde-moi, j’ai presque cent ans,

 

J’ai vu beaucoup de choses, mais pas tout vu,

 

J’ai fait beaucoup de choses, mais pas tout fait,

 

J’ai aussi beaucoup appris, mas pas assez,

 

Le temps m’a filé entre les doigts, mais souviens toi d’une seule chose, c’est que je suis jeune depuis bien plus longtemps que toi.

 

Vois-tu, c’est sûrement ça la vieillesse !

 

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N° 4 - LA ROSE ET LA BÛCHE - M-France MI
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CLASSE CINQUIEME - VIEILLESSE ET SOLITUDE

AUTEUR : AUTEUR : Michèle LEFEBVRE d'ARVERT

La vieille dame s’ennuie

 

Seule derrière ses rideaux

 

Elle regarde la pluie

 

Dans la rue, les badauds

 

 

 

Personne à qui parler

 

Elle écoute sans le voir

 

Ce film à la télé

 

A la tombée du soir

 

 

 

Elle a perdu celui

 

Qui durant tant d’années

 

A partagé sa vie

 

Et qu’elle a tant aimé

 

 

 

Ses enfants sont bien loin

 

Ne viennent plus la voir

 

Ils suivent leur destin

 

Construisent leur propre histoire

 

 

 

Elle fixe la pendule

 

Les heures qui s’égrenent

 

Ponctuent sa solitude

 

Alourdissent sa peine

 

 

 

Parfois un vague espoir

 

S’en vient la ranimer

 

Là au lont du trottoir

 

Une voiture garée

 

 

 

Hélas toujours déçue

 

Ce n’était qu’un voisin

Pour elle ne restent plus que tristes lendemains

 

 

 

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N° 5 - VIEILLESSE ET SOLITUDE - Michèle
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CLASSE SIXIEME : VIEILLIR ENSEMBLEAUTEUR : Michèle LEFEBVRE d'ARVERT

 

C’est se choisir à nouveau chaque jour,

 

C’est la tendresse qui remplace l’amour

 

Ce sont ces mots qu’on dit sans y penser…

 

‘’Couvre toi bien, ce soir il fait frisquet’’

 

Ton corps s’endort, il cherche moins le mien,

 

Nous savourons le reste du chemin.

 

Parfois les affres d’une pénible attente

 

Pose sur nous une chape angoissante,

 

Ce vilain crabe qui ronge tes entrailles

 

Va-t’il enfin perdre cette bataille

 

Que tu mènes depuis quelques années

 

Et qui te laisse affaibli, déprimé…

 

N’aie donc pas peur, je te tiens la main.

 

Vieillir ensemble… Aller jusqu’à demain

 

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N° 6 - VIEILLIR ENSEMBLE - Michèle LEFEB
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CLASSE SEPTIEME : CHEMIN DE VIE

AUTEUR : Marie-France MIGEON

de SAINT-PIERRE D'OLERON

Vieillesse, oh vieillesse

 

Témoin du temps passé

 

Ouvre la porte avec délicatesse

 

Puisque jeunesse s’est effacée

 

 

 

Laisse… place au temps qui reste

 

Afin de finir le chemin.

 

Encore tant de choses à accomplir

 

Avant d’aller dans le grand jardin,

 

Trouver le repos et enfin dormir.

 

 

 

Vieillesse, oh vieillesse

 

Si parfois s’installe la tristesse

 

Il te suffit d’un baiser ou d’une caresse

 

Pour que toutes tes larmes

Deviennent des étoiles dans le fond de tes yeux.

 

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N° 7 - CHEMIN DE VIE - M-France MIGEON.p
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CLASSE HUITIEME : CONFIDENCES

AUTEUR : Jacqueline BEAU de MEDIS

Eh toi…. Vieillesse ! Il te faut l’oreille prêter

 

Ouïr ce qu’en ce jour, je dois te confier.

 

Depuis mon premier cri, me côtoyer il te plait.

 

Là, j’aimais dans tes bras m’abandonner

 

En toute sécurité et muette complicité ;

 

Tendresse, caresses, sans compter je recevais.

 

Je ne peux oublier tout ce que tu m’as donné.

 

Te remercier enfin, de tout mon cœur je le fais.

 

Puis il y eu tout ce temps…. Toutes ces années….

 

Chaque jour un peu plus, j’apercevais

 

Ce que certainement je deviendrais.

 

Ainsi une distance, regretté après,  j’ai imposé.

 

De toi m’éloigner j’ai usé… tant cela m’affectait

 

Cependant même lorsque je te négligeais,

 

Je savais que là toujours tu étais et veillais.

 

Au fil du temps entre toi et moi, l’espace se réduisait.

 

Quel est ce jour où sans tricher, j’ai réalisé

 

Que vers toi irrémédiablement je tendais.

 

Je ne peux le dire, le temps je ne sais remonter.

 

Je découvrais tout ce qui en moi se modifiait.

 

A mon tour, je subissais les effets que je produisais.

 

Et ce dernier pas, quand l’ai-je fait

 

Vers toi, jusqu’à enfin fusionner ?

 

Aujourd’hui, je ne peux que constater

 

Qu’en moi dans toute ta splendeur tu es.

 

Tout ce que tu m’offres avec tant de générosité,

 

M’en réjouis n’est pas toujours aisé,

 

Mais je n’y peux rien changer.

 

Je dois juste admettre cette vérité.

 

Parfois, des souvenirs remémorés

 

Me donne l’illusion de me redresser.

 

Ces instants pourraient-ils être réalité ? Je ne sais…

 

Toutefois, m’épancher avec sincérité je te le devais

 

Entends moi te dire que par ces vers je tiens à t’honorer,

 

Te montrer tout mon respect et ce poème te le dédiais.

 

Oh toi…. Vieillesse…. Même fatiguée, voûtée, fripée,

 

Usée, malmenée, de beauté, parée tu es !

 

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CLASSE NEUVIEME Ex-aequo : LA VIEILLESSE (1)

AUTEUR : Colette TURPAULT

de SAINT-PIERRE D'OLERON

Ils se sont connus il y a 60 ans,

 

 

Ils étaient jeunes, ils avaient 20 ans.

 

 

Maintenant, ils s’en vont main dans la main,

 

 

Toujours ensembles sur le même chemin,

 

 

Ils s’arrêtent, se regardent dans les yeux

 

 

Et se disent, ‘’ce que l’on est heureux’’.

 

 

Ils pensent à leurs enfants, petits et grands,

 

 

Nous formons une belle famille maintenant.

 

 

Puis un jour, l’un roule le fauteur de l’autre,

 

 

Sans jamais un mot plus haut que l’autre.

 

 

Un matin, l’un est parti, victime de la maladie,

 

 

L’autre reste avec ses pleurs et ses soucis.

 

 

Relever la tête, malgré des jours de détresse.

 

 

Alors il pense, que lui aussi s’en ira bientôt,

 

 

Rejoindre sa bien aimée qui l’attend tout là-haut.

 

Alors ils se diront des ‘’je t’aime’’ avec tendresse

 

 

Ah ! c’est bien cela vieillesse.

 

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N° 9 EX-AEQUO - LA VIEILLESSE (1) - Cole
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CLASSE NEUVIEME Ex-aequo : LA VIEILLESSE (2)

AUTEUR : Nicole LUSSAULT

de SAINT-PIERRE D'OLERON

La vieillesse c’est le long chemin de la vie,

 

Une belle vieillesse, c’est une vieillesse qui bouge,

 

De belles promenades,

 

De beaux projets.

 

 

 

La vieillesse c’est encore, et encore vivre

 

Avec des projets plein la tête,

 

Profiter du temps, ne pas penser au temps qu’il reste,

 

Profiter, profiter de la vie.

 

 

 

Regarder devant soi,

 

Avoir des projets, c’est rester jeune dans sa tête.

 

 

 

La vie passe si vite.

 

La vieillesse est là, mais j’ai encore tant de choses à faire,

 

C’est cela une vie,

 

C’est cela la vieillesse.

 

 

 

La vieillesse n’existe pas dans la tête,

 

C’est notre corps que ne veut plus nous suivre,

 

Il nous fatigue ce corps à penser à notre place.

 

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N° 9 EX-AEQUO - LA VIEILLESSE (2) - Nico
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CLASSE ONZIEME : VIEILLESSE

AUTEUR : Nicole LUSSAULT

de SAINT-PIERRE D'OLERON

C’est la sagesse,

 

C’est le baume de patience,

 

C’est regarder en silence,

 

Admirer ce qui nous entoure,

 

Trouver belle la vie

 

Se retourner sur des petits riens

 

S’intéresser à tout.

 

 

 

C’est cela une vieillesse heureuse,

 

Profiter de ses amis,

 

Le bonheur d’avoir de vrais amis,

 

Cela fait chaud au cœur.

 

 

 

La vieillesse c’est beaucoup de sensibilité,

 

C’est être touché par de petits riens,

 

La vieillesse c’est le corps qui vieillit.

 

 

 

Dans la tête tout va bien,

 

On reste jeune,

 

Mais ce fameux corps plein de notre vieillesse,

 

Qui refuse ce que notre tête voudrait faire,

 

Alors patience, patience,

 

C’est aussi cela la vieillesse.

 

 

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CLASSE DOUZIEME : MIROIR

AUTEUR : Monique COLOMBIER

de BOURCEFRANC-LE CHAPUS

Dis-moi miroir, que vais-je faire de cette vieillesse qui s’impose un peu plus chaque jour ?

 

Ces petites rides au coin des yeux font de petits éventails qui s’ouvrent ou se ferment au gré de mon humeur,

 

Mes cheveux ont pris la couleur de la neige et ces petites boucles blanches me donnent un petit air mutin.

 

Il faut se redresser pour ne pas remarquer les centimètres perdus, être coquette pour attirer encore les regards,

 

Donne-moi ta main, vieillesse, nous allons faire un bout de chemin ensemble.

 

 

Profitons-en pour attarder nos regards sur tout ce qui nous entoure,

 

 

Parler, rire, chanter, c’est une vie un peu au ralenti, mais vieillesse ne doit pas rimer avec tristesse.

 

Alors refermons le miroir, un dernier regard à la jeunesse perdue.

 

 

Bonjour Dame Vieillesse, c’est une grande aventure qui commence !

 

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N° 12 - MIROIR - Monique COLOMBIER.pdf
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CLASSE TREIZIEME : LA VIEILLESSE VUE PAR LES SENIORS

AUTEUR : Annick LE FLAO de MEDIS

La vieillesse, mais de quoi parles-tu ?

De tous les souvenirs et les gestes reçus

 

De tous les évènements imprévus

 

Plus ou moins tristes ou bien heureux

 

De tout ce qui nous rapproche et

 

Dessine en étoiles au coin de nos yeux

 

De cette ride descendant le long du nez

 

Pour envelopper nos lèvres qui vous ont tant embrassés

 

 

 

La vieillesse : où l’as-tu vue ?

 

Dans nos gestes u peu plus lents

 

Nos paroles qui sortent doucement

 

Dans notre démarche qui semble attendre

 

Que nos pas s’accordent pour mieux nous entendre

 

 

 

La vieillesse : qu’est-ce que c’est ?

 

La voix qui s’éraille et devient plus basse

 

Ou plus faible d’avoir tant parlé et qui se casse

 

Le regard comme noyé, et de larmes inondé

 

Pour avoir tous nos proches, un jour ou l’autre, consolé

 

Dans toutes ces lignes, je ne vois que du positif

 

Avec des bras ouverts à l’amour, à l’amitié : donc des ‘’vieux actifs’’

 

Pour cela il faut être en bonne santé à l’intérieur

 

Et nous serons encore des être plein d’ardeur

 

 

Quelle est la différence entre la jeunesse et la vieillesse ?

 

Votre vie vous la vivez en 78 tours alors que nous nous sommes passés au 45 tours

 

Pour danser en 33 tours, nous avons toute la vie devant nous.

 

 

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N° 13 - LA VIEILLESSE VUE PAR LES SENIOR
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CLASSE QUATORZIEME : ELLE

AUTEUR : Régine RICHARD de SAINT-PIERRE D'OLERON

Voir ses forces s’amenuiser

 

Au fil du temps, des années,

 

 

Son corps qui devient frêle

 

Et perd son potentiel,

 

 

Ses souvenirs que s’emmêlent

 

Dont certains très rebelles,

 

 

Sa mémoire qui défaille

 

Et ses mémos en pagaille,

 

 

Sans déviations, tâtonnants

 

Ses petits pas hésitants,

 

 

Sa moitié partie trop tôt

 

La laissant en plein chaos,

 

 

Son sourire au fond des yeux

 

En pensant aux jours heureux

 

 

Et cette foutue maladie

 

Maintenant qui gâche sa vie

 

 

Elle qui m’a vu grandir

 

Je vais l’aider à vieillir

 

 

A surmonter ses peines

 

   Et lui dire, ‘’Maman je t’aime’’.  

 

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N° 14 - ELLE - Régine RICHARD.pdf
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CLASSE QUINZIEME : LE BIEN VIEILLIR

AUTEUR : Marie-France MIGEON

de SAINT-PIERRE D'OLERON

-      Dis-moi miroir, me trouves-tu vieille ?

 

 

-      Non, mais t’as quand même pris de la bouteille….

 

 

-      Alors que dois-je faire ?

 

 

-      Oh ! tu sais, faut pas t’en faire,

 

 

Reste toi-même,

 

 

C’est comme ça que l’on t’aime.

 

 

Si ton apparence physique a changé

 

 

C’est qu’il est temps de te ménager,

 

 

Tout en essayant de rester active,

 

 

Vois ta famille, tes amis et reste positive

 

 

Profite de tes loisirs

 

 

Et surtout prend du plaisir.

Car vois-tu, la vieillesse

 

 

Si elle se voit de l’extérieur,

 

 

Seul compte l’intérieur

 

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N° 15 - LE BIEN VIEILLIR - M-France MIGE
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CLASSE SEIZIEME : EN TOURNANT LES PAGES DE NOTRE VIE

AUTEUR : Gérard LUSSAULT de SAINT-PIERRE D'OLERON

Voici, dans les sillons marquants de notre vie, les

 

Indicibles faits marquants que sont les ‘’stigmates’’ du temps qui passe.

 

Enfant, l’insouciance était de mise, tout au long du fleuve

 

Impétueux, fougueux et indomptable qu’était notre verve juvénile.

 

Lentement, les jours passant, c’est en poussant les portes de

 

La sagesse, que l’on aborde une forme de quiétude, où se forge des souvenirs

 

Impérissables. En fixant, dans le miroir de nos souvenirs, notre

 

Regard à la longue de voit fardé de méandres sinueuses, le contour de notre œil est désormais ‘’patte d’oie’’ triangulé, par la signature du temps qui passe inexorablement.

 

 

 

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N° 16 - EN TOURNANT LES PAGES DE NOTRE V
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CLASSE DIX-SEPTIEME : RETOUR DU PRINTEMPS

AUTEUR : Michel GIRARD de SURGERES

Coquine vieillesse,

 

Précieuse amie !

 

Jolie allégresse

 

Pleine de folie

 

 

 

Enfin nous profitons

 

Et de la vie jouissons.

 

Nous partons en balades,

 

Faisons des promenades.

 

 

 

Lundi, c’est l’escapade

 

A la mer pour une baignade

 

 

 

Mardi, c’est la campagne

 

En pique-nique avec ma compagne.

 

 

 

Mercredi, c’est la montagne

 

L’escalade, encordés, quel joli bagne !

 

 

 

Jeudi, journée des amis

 

Un repas bien arrosé le midi.

 

 

 

Vendredi, c’est la journée du sport

 

Une belle sortie sur mon hors-bord.

 

 

 

Samedi toute la journée, je dors,

 

Puis à la tombée de la nuit, je sors.

 

 

 

Dimanche, journée de la famille,

 

Je suis invité chez ma fille

 

 

 

La vieillesse,

 

C’est ma seconde jeunesse !

 

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N° 17 - RETOUR DU PRINTEMPS - Michel GIR
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CLASSE DIX-HUITIEME : LE VIEUX MIROIR

AUTEUR : Dominique BODIOT de FOURAS-LES-BAINS

Les nattes que Julia tresse se mirent dans la clarté du miroir.

 

Julia natte ses tresses face à son image.

 

Il est matin.

 

Il est lumière et soleil dans la chambrette.

 

Lumière d’or se mire dans la profondeur du revers et éclabousse

 

Au dehors illuminant la fillette en tablier rose,

 

Aucun recoin n’y échappe.

 

La petite araignée au fond de l’alcôve, se grille.

 

Fraîche, Julia se tient debout devant son image le chapeau de paille

 

A la main.

 

 

 

       Garde mon souvenir joli miroir,

 

   Garde mon sourire même dans ton revers.

 

Ebloui la vie dans ma chambrette,

 

Et garde-moi là jusques aux soirs…

 

                  

 

Les cheveux gris que Julia lisse, se mirent dans la noirceur du miroir.

 

Il est soir.

 

L’ampoule électrique se reflète dans la profondeur du revers

 

Et, ternit une grand-mère en tablier gris.

 

Aucune ombre ne se voit.

 

La petite araignée au fond de l’alcôve s’est pendue.

 

Défraichie, Julia se tient debout devant son image,

 

La canne en bois à la main.

 

 

 

   Oublie mon souvenir hideux miroir,

 

Oublie mes rides même dans ton antre.

 

Tu obscurcis ma vie dans ma chambrette,

 

Et oublie moi jusqu’à toujours.

 

              

 

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N° 18 - LE VIEUX MIROIR - Dominique BODI
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CLASSE DIX-NEUVIEME : PLUS UNE

AUTEUR : Dominique BODIOT de FOURAS-LES-BAINS

Alors, la famille s’est réunie

 

Chacun a voulu dire son bon mot

 

On a vu voler des confettis

 

Des serpentins et sortir les vieilles photos

 

 

 

Mamie a ri, mamie a pleuré

 

La maison si vide d’habitude

 

Personne le soir pour le souper

 

Seule, envahie de souvenirs

 

 

 

Ces bougies, plus une cette année

 

Ils sont contents, ils chantent pour elle

 

Son cœur n’a plus de souffle, fané

 

Elle n’ira plus cueillir les mirabelles

 

 

 

Seule, remplie de certitude, elle sait.
elle ira se coucher, heureuse ?

 

   Ses doigts ridés, crispés sur son pass

   Demain, au club, elle retrouvera d’autre mémés.   

 

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CLASSE VINGTIEME : ORAISON FUNEBRE

AUTEUR : Michel GIRARD de SURGERES

Je me promenais nonchalamment sur les rives de la vie

 

Quand j’y rencontrais soudain une future amie.

 

Elle semblait en grande difficulté

 

Aussitôt je décidai de l’aider.

 

Je lui tendis une longue perche

 

Comme pour aller à la pêche.

 

Elle put ainsi promptement s’y agripper

 

Et fut très rapidement sauvée.

 

C’est ainsi que nous liions d’amitié.

 

Je lui demandai qui elle était.

 

 

 

Elle s’appelait Vieillesse.

 

Elle errait depuis de longues années

 

Sans réaliser de véritables prouesses.

 

C’était une triste réalité.

 

 

 

Au début, tout allait bien.

 

Son avenir était serein.

 

Elle profitait de son temps libre

 

Elle était remplie de fibres.

 

Elle visitait les pays, les régions.

 

Tout, pour elle était satisfaction.

 

 

 

Elle ne réalisait pas vraiment

 

Que fuyait le temps.

 

Elle vit tout à coup ses rides s’accentuer,

 

Son visage s’allonger et se creuser.

 

Proche était son décès.

 

Alors dans un effort surhumain,

 

Elle puisa dans le reste de ses forces

 

Pour composer ce poème.

 

 

 

‘’Vive la vieillesse, je l’aime’’

 

Disait-elle à l’assemblée.

 

Et en s’inspirant de son illustre ancêtre,

 

Celui qui avait vécu dans sa ville rurale,

 

Elle emprunta les mêmes chemins pédestres

 

Et cria aux cieux d’une voie brutale :

 

Cueillez dès aujourd’hui les chrysanthèmes de la mort !

 

 

 

 


HORS CONCOURS (1) : DERRIERE LA FENETRE

Contribution de Christian DONADELLO,

Président de la Fédération ENSEMBLE ET SOLIDAIRES (UNRPA) DE CHARENTE-MARITIME

Assise dans un fauteuil, derrière la fenêtre,

 

Elle regarde la mer qui s'en va dans le soir.
Elle n'a pas dit un mot de toute la journée,

 

Ses yeux sont dans le vague, les vagues de la mer,

 

Son âme est repartie dans sa plus tendre enfance,

 

Et glisse en silence vers sa belle jeunesse.

 

Dieu ! qu'elle était jolie dans sa longue robe blanche,

 

La vie lui souriait, le bonheur était là

 

Qui allait l'emporter sur les flots de l'amour.

 

Trois enfants sont venus égayer la maison,

 

En apportant la joie, les rires et les cris.
Des années de labeur…, des années de bonheur…

 

Ils ont grandi trop vite, trop vite ils sont partis

 

A courir les chemins et vivre leur destin.
Ils venaient quelquefois, en période de vacances,

 

Avec tous leurs petits, profiter de la mer.
Pendant ces quelques jours la maison revivait.
Cela la fatiguait, mais elle était contente.

 

Les années ont passé, les petits ont poussé,

 

Le travail, les soucis, la vie tout simplement,

 

Ont hélas espacé les visites des enfants.

 

Et il y eut ce jour, ce jour qu'elle maudit,

 

Qui lui a enlevé brutalement son mari,

 

Un stupide accident a brisé leur amour.

 

Elle se retrouve seule, éplorée et perdue,

 

Dans une maison vide. A quoi ça sert de vivre ?

 

L'âge, la maladie, l'absence des enfants,

 

Tous les beaux arguments qui étaient avancés,

 

L'ont amené bien vite à venir s'installer

 

Un peu contre son gré, en maison de retraite.

 

 

 

Et depuis elle est là, derrière la fenêtre,

 

A regarder la mer qui s'en va dans le soir.

 

 

 

Toutes les belles paroles, toutes les belles promesses

 

Se sont vite envolées à l'épreuve du temps.
La solitude pèse sur ses frêles épaules.

 

Les autres pensionnaires, compagnes d'infortune,

 

Sont perdues dans leurs rêves ou dans leur désespoir.

 

La tristesse se lit dans les yeux des grands-mères

 

Qui partagent avec elle cette vie de misère.

 

Elle se sent bien seule dans cette vaste maison

 

Et a vite perdu ses dernières illusions.

 

Les visites des enfants, elle en a rarement,

 

Elles se passent toutes bien trop rapidement,

 

"Tu comprends bien, maman, on n'a guère le temps… !"

 

Les coups de téléphone se font rares eux aussi,

 

Et depuis fort longtemps elle n'a plus de courrier.
Elle n'a aucune envie, elle n'a aucun espoir,

 

Elle attend simplement que le Bon Dieu l'appelle.

 

 

 

Alors elle reste là, derrière la fenêtre,

 

A regarder la mer qui s'en va dans le soir.

 

(1) HORS CONCOURS du fait de président de la Commission

Fédérale des Loisirs. Ne pouvait faire partie du jury du concours.

 

 

 

 

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